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Jean-Baptiste Jalabert : "si la Covid-19 nous le permet, on aura la meilleure Feria de toutes, parce que je suis en capacité de fermer des carteles qui seront uniques, ici, aux arènes d'Arles, que ce soit à Pâques ou en septembre"...

®ElTico
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Touché mais loin d'être coulé par l'annulation de la Feria de Pâques 2020 et une Feria du Riz qui s'est déroulée alors que la tension se faisait plus prégnante sur le plan sanitaire, l'empresa des arènes d'Arles, avec sa société "Ludi Arles Organisation", n'attend que le feu vert des autorités pour présenter une temporada 2021 riche et variée, "la meilleure de toutes".

Conscient des enjeux en terme de santé publique, il est néanmoins impatient de pouvoir à nouveau retrouver des conditions plus favorables à l'organisation de spectacles de catégorie dans l'amphithéâtre, mais garde plusieurs idées en tête pour donner malgré tout rendez-vous aux aficionados si des restrictions venaient à contrarier ses projets initiaux.

 


CorridaFrance : Tu as récemment marqué onze veaux de ta ganaderia de « La Golosina », un moment important dans la vie d’un élevage. Comment as-tu vécu cette journée ?
Jean-Baptiste Jalabert : Effectivement, j'ai marqué onze veaux qui correspondent au premier lot de vaches que j'avais ramené. Un lot qui était très court puisque j'avais ramené seize vaches. Il y a eu treize naissances, mais deux veaux sont morts accidentellement. J'ai donc pu marquer sept mâles et quatre femelles. Ca a été une belle journée... Une journée spéciale, peut être anecdotique sur le nombre, parce que onze animaux, c'est très peu. Ils ont à peine sept mois et il va falloir voir comment ils évoluent. Cela a été un premier pas, une première journée où nous avons pu nous retrouver autour de ce nouveau projet, de cette nouvelle ganaderia, et le premier marquage est toujours un moment important. C'est avec beaucoup d'illusion et d'envie que nous nous lançons dans ce projet, moi, mes enfants, ma famille et toutes les personnes qui sont impliquées dans ce projet qui me tient vraiment à coeur. C'est un encaste qui me plaît et qui m'a touché d'une manière importante durant une grande partie de ma carrière et c'est également très important d'avoir "Golosino" ici comme reproducteur. C'est une belle aventure et c'est un pas très important que cette première journée de marquage. La deuxième génération de veaux est en train de naître et le lot de vaches est cette fois-ci plus important puisque j'ai trente quatre mères. Pour le moment, il n'y a eu que trois naissances. Cela va se faire par étapes, mais j'espère avoir un peu plus de marquages à faire dans six mois.

CorridaFrance : L’époque actuelle est compliquée pour les éleveurs, avec la crise sanitaire de la Covid-19 qui a fait chuter le nombre de spectacles taurins. Les toros sont restés au campo et on sait qu’en Espagne, plusieurs élevages ont d’ores et déjà disparu. Comment envisages-tu l’avenir pour ta ganaderia, qui n’en est encore qu’à ses débuts ?
Jean-Baptiste Jalabert : Sur le démarrage de ma nouvelle ganaderia "La Golosina", la période actuelle n'a aucune incidence. Parce que si ces premiers veaux que je viens de marquer évoluent normalement, dans un an, je pourrais faire ma première tienta et dans un an et demi, éventuellement, sortir des becerros en sans-picador, pour 2022, peut-être... Ou alors des novillos en piquée pour 2023 ou des toros pour 2024, mais il faut voir comment ils vont évoluer au fur et à mesure des années. Donc, pour cet élevage là, ce n'est pas inquiétant. Être éleveur, c'est être patient et là, il va falloir l'être... En revanche, oui, c'est inquiétant pour l'autre partie de l'élevage familial, car on avait des toros pour l'an dernier, des toros qui arrivent pour cette année, des quatre ans, des cinq ans... Il y a aussi un gros lot de novillos de trois ans. Et même si on a pu supporter une année compliquée qui vient de se finir, on espère tous que durant l'été, plus ou moins, la saison va repartir et qu'une grande partie de ces novillos et de ces toros que l'on est en train de préparer, pourra sortir dans des corridas ou des novilladas. Sinon, cela va nous mettre en difficulté, nous et tous les élevages. Comme tu le dis, certains éleveurs en Espagne ont déjà tout éliminé. Tous les éleveurs sont en grande difficulté et il faudrait que la saison et les ferias puissent reprendre le plus vite possible.

CorridaFrance : Tu attribues ton attachement au sang Santa-Coloma à tes nombreux triomphes dans les arènes face à des toros de cette origine. Nous savons tous le torero que tu es et ta faculté à t’adapter à tous types de toros. La façon dont tu as conçu tes prestations en solitaire, toutes triomphales, en est la preuve flagrante. Comment expliques-tu cette sensibilité particulière par rapport au sang Santa-Coloma ?
Jean-Baptiste Jalabert : L'encaste Santa-Coloma, j'ai appris à le connaître au fur et à mesure de ma carrière. Et c'est vraiment sur mes quatre, cinq dernières années d'activité en tant que matador de toros, que j'ai vraiment compris cet encaste et notamment cette ganaderia de "La Quinta". C'est vrai qu'à chaque fois que j'ai eu des corridas en solitaire, j'ai aimé m'afficher avec six élevages différents, avec des encastes différents. J'ai souvent fait le pari d'amener des toros de "La Quinta" et cela s'est souvent terminé par des moments importants. Bien sûr "Golosino", qui est maintenant étalon ici, que j'avais grâcié à Istres en 2013. Mais il y a eu aussi ce toro que j'avais amené dans les arènes de Nîmes pour mon solo, ou d'autres rencontres qui ont été importantes... J'ai appris à connaître cet encaste et cette origine au fur et à mesure que j'ai pris de l'expérience et ce n'est vraiment sur les dernières années de ma carrière que j'ai pris du plaisir à toréer ces toros. C'est là aussi que j'ai conçu des liens d'amitié avec la famille Conradi et que j'ai lancé ce projet et cette idée de créer un élevage sur cette origine là. Les sensations face à ces toros là, que ce soit à Mont-de-Marsan, ou lors de la corrida de Nîmes, à Istres ou à d'autres occasions, car je les ai rencontrés souvent, ont été des moments forts, qui m'ont donné envie d'élever cette origine là et d'apporter cette souche en Camargue.

CorridaFrance : Revenons à ta nouvelle vie d’empresa. Là aussi, on a pu voir de l’autre côté des Pyrénées que le gouvernement espagnol n’avait pas toujours été à la hauteur pour accompagner les professionnels taurins durant la crise. Est-ce que la société « Ludi-Arles Organisation » a pu bénéficier d’aides de l’état français pour passer ce cap difficile ?
Jean-Baptiste Jalabert : A l'heure actuelle, le secteur taurin est vraiment dans l'inquiétude et dans l'attente. On attend des aides, surtout concernant notre Feria de Pâques annulée qui avait déjà engendré beaucoup de frais pour sa préparation. Nous avons des contacts et nous sommes dans l'attente, au même titre que d'autres sociétés d'organisation de spectacles, d'aides éventuelles pour nous soulager. Déjà, il y a eu des solutions avec, notamment, le chômage partiel pour le personnel des arènes, les prêts de l'État dont nous avons pû bénéficier. Bien sûr, nous avons bénéficié de mesures qui, au départ et dans l'urgence, nous ont facilité la tâche. Là, nous attendons d'autres réponses, au même titre que d'autres sociétés, qui sont dans d'autres milieux mais dont la situation est similaire à la notre. Mais ce que l'on espère, c'est de pouvoir reprendre notre activité au plus vite, pour le bien de tout le monde : Pour l'ensemble de nos salariés, notre équipe, pour la Ville d'Arles, pour les aficionados... Le retour aux arènes, nous sommes arrivés à le déclencher, à le forcer aux arènes d'Arles au mois de septembre. Il a été difficile car il a coincidé avec une période où, sur le plan sanitaire, cela redevenait compliqué, notamment à Marseille. Cela a freiné quand même pas mal de monde. Mais cela a quand même apporté du plaisir et c'était important pour nous de nous remettre en marche et de donner à nouveau rendez-vous aux aficionados aux arènes. On attend le retour de "la situation normale". Est-ce qu'elle arrivera à Pâques ? Cela nous étonnerait beaucoup, mais peut-être en septembre... Durant l'été, il y a aussi tous les spectacles que nous proposons, notamment de tauromachie Camarguaise... Ce que nous voulons, ce que nous souhaitons, c'est de reprendre une activité normale le plus rapidement possible, dans l'attente de réponses sur la situation sanitaire du Pays.

CorridaFrance : La temporada 2021, ou tout au moins son début, se présente encore comme difficile car le virus circulera probablement toujours durant plusieurs mois. La Feria d’Avril de Séville vient de jeter l’éponge, pour la deuxième année consécutive. Comment, dans ces conditions, travailles-tu sur l’élaboration des affiches de la Feria de Pâques 2021 ?
Jean-Baptiste Jalabert : Concernant la Feria de Séville, il y a eu une mauvaise interprêtation. Ce n'est pas l'organisation des corridas qui a été annulée mais la partie animation de la ville, comme les Casetas. Il n'y aura pas une feria "normale" mais une rumeur court selon laquelle des corridas seraient organisées lors de deux ou trois week-ends consécutifs, durant le mois d'avril et peut-être début mai. Ce qui est d'ores et déjà annulé, c'est la fête dans les rues et les processions. En ce qui concerne la feria de Pâques, si je dois l'annoncer dans trois jours, je peux le faire. Les carteles sont presque bouclés. Nous avons préparé une belle programmation à nouveau qui, pour la Feria de Pâques, s'adapte à une jauge certainement plus réduite. Nous avons demandé aux éleveurs, aux toreros, de s'adapter à la jauge que nous avions au mois de septembre, sans savoir si celle-ci sera autorisée à ce moment là. On peut nous restreindre à une jauge moins importante. Si c'est le cas, cela nous interdira de programmer des corridas de haut niveau, comme on imagine toujours de faire à Arles. Dans ce cas, plein d'autres solutions me viennent à l'esprit... Pourquoi pas présenter une feria de novilladas... Et si malheureusement aucun rassemblement n'était autorisé, nous serions contraints d'annuler la Feria. Aucune hypothèse n'est exclue et ce que je souhaite et que j'aimerai, c'est de pouvoir annoncer les carteles de la saison complète au mois de février, c'est à dire avec un mois de retard sur la date traditionnelle de leur annonce et ainsi se donner le temps de voir l'évolution de la situation. Et si on nous autorise une jauge comme celle que nous avions au mois de septembre, on aura une belle Feria de Pâques et une très belle saison dans son ensemble, très variée et c'est sur cette option que j'ai travaillé ces derniers mois. Et si on me dit de revoir la copie, nous avons différentes idées en tête afin de pouvoir s'adapter à la situation autant que possible. Je travaille aussi sur la programmation des arènes de Mont-de-Marsan, pour lesquelles nous avions un beau programme l'an passé, pour notre première année d'exercice, mais qui n'a pu être présentée, puisque la feria a été annulée. Elle aura lieu à la fin du mois de juillet et on va entamer les premières négociations. Les toros ont été choisis en accord avec la commission taurine et tout cela va être confirmé rapidement de façon à pouvoir discuter avec les toreros. Nous préparons également un beau retour du "Rejon d'Or" à Méjanes, après une année d'interruption, et nous souhaiterions fêter ce retour avec un beau cartel. Enfin, j'aimerai avoir un mot pour Saint-Martin de Crau où nous sommes prestataires aux côtés de "la Unica". La Feria de la Crau a lieu normalement au mois d'avril et nous avons le même problème que pour Arles, en ce qui concerne la situation sanitaire et les éventuelles restrictions qui seront d'actualité à ce moment là. Dans le cas où celles-ci seraient trop défavorables, un nouveau report en fin de saison est envisageable. Nous étudions toutes les solutions pour que Saint-Martin de Crau voit le retour des toros dans ses arènes en 2021.

CorridaFrance : En 2020, peu de toreros ont pu exercer leur métier. Récemment, Jose Maria Manzanares, qui ne s’est produit qu’à trois reprises la saison dernière, a déclaré qu’il s’adapterait à la réalité financière du moment et qu’il souhaitait se produire dans toutes les ferias qui pourront être organisées. Est-ce une bonne nouvelle pour l’empresa que tu es ?
Jean-Baptiste Jalabert : Oui, bien sûr, c'est une bonne nouvelle. L'an dernier, déjà, à Arles, nous avons bénéficié d'un appui certain de tous les toreros et éleveurs qui sont venus participer à la Feria du Riz. Sinon, cela aurait été impossible. Nous n'aurions pas pu organiser ces spectacles avec la certitude de perdre de l'argent au final. Nous avons donc demandé aux toreros de s'adapter à la jauge à laquelle nous étions autorisés. Et c'est comme cela que nous sommes arrivés à "sauver les meubles". Il y a eu, en plus, l'apport de la télévision, qui a diffusé les corridas. Et finalement, nous sommes arrivés à faire une Feria du Riz qui "a fait quite", qui a apporté un peu de joie et de gaieté à notre ville d'Arles et aux aficionados qui se sont donnés rendez-vous aux arènes d'Arles. Et de la même façon que l'a annoncé Manzanares récemment, le Juli s'était adapté l'an dernier, comme Diego Ventura et Antonio Ferrera. La plupart des figuras veulent s'adapter à la situation, tout le monde en est conscient, les éleveurs également. Tout le monde souhaite reprendre une activité normale et qu'ensuite, dans quelques mois, on nous autorise à remplir à nouveau les arènes. Les négociations redeviendront à ce moment là un peu plus "normales". Mais actuellement, on ne peut organiser qu'avec des acteurs et des éleveurs qui veulent bien s'adapter à la situation. Sinon, c'est impossible.

CorridaFrance : Istres a annoncé, pour les 20 ans du Palio, une saison 2021 exceptionnelle par le nombre des spectacles programmés et par la présence de figuras, notamment pour la Feria de Juin, mais aussi remarquable par la place importante laissée aux jeunes toreros, qu’ils soient français ou étrangers, et aux élevages nationaux. Sont-ce des pistes que tu suis également dans l’organisation de la temporada 2021 dans les arènes d’Arles ?
Jean-Baptiste Jalabert : Oui, bien sûr. Cela fait partie des pistes de s'appuyer sur les figuras de renommée internationale. C'est important, toujours, pour le public et pour la catégorie du spectacle. Mais ensuite, il faut laisser sa place à la nouvelle génération, ou à la génération intermédiaire qui est actuellement en souffrance. Parce que les figuras, celles qui sont consacrées figuras depuis de nombreuses années ne sont pas, elles, en souffrance. Mis à part sur le fait qu'elles ne toréent pas. Les jeunes toreros, ou ceux de la génération intermédiaire qui venaient de se gagner une place dans les ferias, eux, se retrouvent dans une situation beaucoup plus compliquée. On a besoin de préparer le renouveau, que ce soit en France ou en Espagne. On a besoin de créer des surprises, de préparer de nouveaux toreros en pensant au futur de la tauromachie. Aussi, on va essayer, à Arles, en tous cas dans la programmation que j'imagine, de faire un mélange de tout cela, de toutes ces générations, figuras, anciens, triomphateurs récents qui s'étaient gagné leur place dans les grandes ferias et jeunes toreros qui se présentent ou qui reviennent à Arles mais qui ont très peu d'années d'alternative. Nous avons aussi une nouvelle génération de toreros français à laquelle il faut donner sa chance, pour le futur de la tauromachie en France.

CorridaFrance : Enfin, comme énième corde à ton arc, tu as décidé de t’occuper du début de carrière du jeune prodige espagnol Marco Pérez. Les différentes périodes de restriction dans les déplacements que nous avons vécues t’ont-t-elles malgré tout permis de suivre son évolution comme tu l’avais imaginé ?
Jean-Baptiste Jalabert : Non, pas comme je l'avais imaginé. Tout a été chamboulé, en tauromachie comme dans tous les secteurs. Je n'ai pas pu suivre son évolution comme je l'aurai voulu. Nous avons été confinés sur des périodes relativement longues, moi ici et lui en Espagne. Nous nous sommes vus un peu moins souvent que l'année précédente, moins que ce que l'on aurait souhaité tous les deux. Mais nous nous sommes vus quand même. Heureusement, grâce à la vidéo, j'ai suivi son évolution à distance car il a continué à tienter avec l'école taurine de Salamanque, ou lors de tientas que je lui ai organisées, sans être présent à ses côtés, dans sa région. Il continue à me surprendre. Il a une progression fantastique. Il a eu treize ans au mois d'octobre dernier. Donc, il faut continuer d'être patient. Mais ça s'approche... Ca s'approche, puisque à partir de quatorze ans, c'est à dire dans un an, il aura le droit de toréer en public en Amérique du Sud. Et c'est cet objectif que nous nous sommes fixés. Si ce n'est pas quatorze ans, ce sera quatorze ans et demi... Mais c'est là, c'est bientôt, c'est dans un an, un an et demi... Donc on va continuer à le préparer avec cet objectif en tête de faire ses premiers pas en Amérique du Sud pour ensuite, quand il aura seize ans, pouvoir débuter en Europe, ici, en France et en Espagne. Il est incroyable et me surprend à chaque fois. J'étais avec lui lors d'une tienta il y a trois semaines environ et la vista qu'il a, son évolution, la pureté qu'il a dans sa tauromachie, sa recherche du bon toreo, son charisme et sa technique, à treize ans, sont prodigieux. Il est petit de taille et de corpulence, mais il a une telle facilité à bien toréer et à toucher la sensibilité des présents, que ce soient des grands professionnels, des grands matadors qui ont tienté avec lui ces derniers temps... Récemment, Curro Vázquez était émerveillé et m'a dit qu'à part le Juli, il y a vingt cinq ou trente ans, il n'en avait jamais vu un avec de telles qualités. Il faut voir comment il va continuer à évoluer, être patient, le laisser grandir tranquillement... Mais moi, comme beaucoup d'autres, misons beaucoup sur Marco qui peut représenter le futur, celui de dans quelques années.

CorridaFrance : Le quotidien "La Provence" a récemment fait état de rumeurs concernant la future Feria de Pâques. Des noms ont été cités et des élevages. Leurs infos étaient-elles bonnes ?
Jean-Baptiste Jalabert : Il y des bruits... C'est bien, ça fait parler... Ce qui est sûr, c'est qu'on prépare de belles choses... Tout n'est pas bouclé à cent pour cent, mais comme je l'ai dit dans un Tweet récemment, si la Covid-19 nous le permet, on aura la meilleure Feria de toutes, parce que je suis en capacité de fermer des carteles qui seront uniques, ici, aux arènes d'Arles, que ce soit à Pâques ou en septembre... On espère tous, seulement, qu'on nous laisse ouvrir les arènes dans de bonnes conditions et qu'on puisse ainsi finaliser ces beaux projets.

 

Propos recueillis par Laurent Deloye ElTico